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DE LA PÉRENNISATION D'UN HAUT LIEU

La longue histoire d'un cimetière tunisois

Mabrouk Jebahi

Cet article est un extrait du livre suivant :
Pérennité urbaine, ou la ville par-delà ses métamorphoses


Date de publication : janvier 2009
Version numérique* :
4 €
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"La société communique aux individus qui la composent son propre caractère de pérennité : parce qu'elle se sent et se veut immortelle".

Ce postulat hertzien consacre l'idée que la mort, ce socle de l'Histoire et ce "dernier bastion de la tradition", soit un vecteur principal de la pérennité. Ainsi, l'étude des espaces de la mort à la ville ne pourrait être qu'en parfaite corrélation avec une réflexion portant sur le thème de la pérennité urbaine. A ce titre, le Jellaz, ancien et prestigieux cimetière de Tunis situé à quelques centaines de mètres du centre-ville a la particularité d'être encore en usage de nos jours, où toutes les sépultures modernes tunisoises côtoient celles du Moyen Age. A quoi est due la pérennité de ce lieu ? L'explication n'est pas uniquement à chercher dans le fait qu'il soit un lieu d'éternité puisque
d'autres, aussi anciens et prestigieux, n'ont pas survécu au double
harcèlement du boom urbain et des convoitises coloniales et post-coloniales du XXe siècle. Pour trouver quelques éléments de réponse à ces intrigues, il serait utile de reconstituer, depuis l'aval, l'histoire très énigmatique de ce lieu.

     
  • ISBN : 978-2-296-07447-7 • janvier 2009 • 10 pages
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