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L'HISTORIEN ET LE PARADIGME TESTIMONIAL DANS SHOAH DE CLAUDE LANZMANN

Cet article est un extrait du livre suivant :
Lorsque Clio s'empare du documentaire (Volume II)


Date de publication : juin 2011
Version numérique* :
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Sorti sur les écrans en 1985, Shoah de Claude Lanzmann fait événement
sur les plans esthétique et historiographique en incarnant la possibilité
d'"une oeuvre après Auschwitz 1" et en s'appliquant à cerner la spécificité
de la destruction des Juifs d'Europe, à savoir l'assassinat de masse par
le gaz. À cette fin, le film propose le témoignage comme mode
cinématographique privilégié sinon exclusif pour l'écriture de l'histoire et la
transmission de la mémoire. Or ces deux dimensions, complémentaires au
sein de l'oeuvre, polarisent une réception qui tend à se focaliser sur l'une ou
l'autre, le plus souvent au bénéfice d'une valorisation de la mémoire
collective que la tradition juive a longtemps préférée à la distanciation
historique 2. La question se pose donc de savoir quel rôle peut jouer la figure
de l'historien et plus généralement de l'expert dans un film comme Shoah,
un rôle à la fois "décisif" à l'aune des films qui lui sont contemporains 3, et
nécessairement secondaire à l'aune d'une oeuvre aussi fortement structurée
par le paradigme testimonial. Ne cumulant pas plus de sept scènes 4 très
inégalement réparties entre deux personnages,

     
  • ISBN : 978-2-296-55015-5 • juin 2011 • 12 pages
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